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 Madara

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von Falkenstein
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MessageSujet: Madara   Jeu 7 Aoû - 18:50

Voilà un petit (!) texte dont je suis l'auteur. Si certains ont le courage de le lire et que ça leur plait, peut être que je publierais la suite Smile N'hésitez pas à laisser un avis.

L'histoire concerne mon armée du chaos de Slaanesh à Warhammer Battle, certains l'ont déjà vu. Elle raconte comment la tribu des Shargaars à vu le jour. J'avais également posté ici un sujet intitulé "Shargaar" et qui est le background de mon armée. Les deux textes se complètent donc.

Bonne lecture Smile



Citation :
Madara


La révolte

Fuyant les galeries des mines après avoir massacrés leurs geôliers, les esclaves révoltés armés des haches et des épées récupérées sur les corps de leurs anciens gardes chiourmes Kuls se ruèrent vers la sortie du dédale souterrain. Madara était à leur tête ; celle qui la première osa toucher l'obélisque que les mineurs asservis venaient de découvrir au fond d'un caverne naturelle. Après l'orgie de débauche, de torture et de luxure auxquels les esclaves se livrèrent suite à leur surprenante découverte, ils se sentaient galvanisés, transcendés par ce qu'ils venaient de vivre. Ce rituel improvisé, obscène et impie leur fut inspiré par celle qui est désormais leur guide. Lorsque Madara toucha la pierre de pouvoir, comme ensorcelée, attirée par elle, une déferlante d'énergie se déversa dans le corps de la jeune femme et nimba toute la cavité rocheuse de lueurs bleutées et violacées. Tous furent impressionnés, pétrifiés par ce spectacle surnaturel. Autant terrifiés qu'enthousiasmés. Puis l'Elue se retourna pour parler aux mineurs, ses compagnons de servitude. Elle leur dévoila ce qui lui avait été révélé, les entraînant dans cette folle célébration souterraine qui avait abouti à l'émergence de l'obélisque de Sherydaelle. La démone avait surgit, toisant les esclaves paniqués de toute sa hauteur, projetant son ombre ailée et se regard insondable sur les mortels terrifiés. Elle fondit sur les guerriers Kuls qui entraient à l'instant dans la caverne afin de mâter leurs mineurs indisciplinés, soulevant l'enthousiasme de la foule qui de servile de mua en armée vengeresse. La puissante démone qu'ils venaient de libérer de la pierre consacrée semblait être de leur côté. Accompagnés par cette alliée d'essence démoniaque et de puissance surhumaine, ils allaient enfin pouvoir renverser le cours de leur destin misérable.

Madara l'Exaltée se tenait debout devant l'entrée principale de la mine. Elle s'était débarrassée depuis longtemps de sa tunique d'esclave, comme tous ses compagnons, lors du rituel autour de la pierre de pouvoir. Elle ne portait qu'une hache au tranchant d'acier maculé de sang et un bouclier rond et bombé cerclé de fer. Seuls vestiges de sa condition d'esclave : des anneaux de fer dont les chaînes avaient été brisées d'un coup de hache enserraient ses poignets et ses chevilles meurtries par ces entraves. Sa chevelure de jais ondulait sous le vent annonciateur d'orage qui balayait les désolations au nord des montagnes d'Uzkulak en cette après-midi de fin d'été. Le souffle court consécutif d'intenses efforts, couverte de sueur, de poussière et du sang fraîchement versé de ses anciens maîtres, elle était comme nimbée d'une aura surnaturelle. La sauvagerie des combats qui avaient émaillé sa progression souterraine, plutôt que de la souiller, l'avaient magnifié. Elle était belle et fière. Ses longues jambes fuselées étaient fermement campées sur le sol, sa cambrure naturelle, sa croupe galbée et sa poitrine généreuse que soulevait chacune de ses respirations offraient des courbes parfaites que tous contemplaient avec délectation. Telle une invitation à la luxure, elle affichait sans honte sa nudité dans ses moindres détails. Son visage fin, ses yeux bleus profond et son sourire triomphant lançaient un défi à l'attention des esclavagistes Kuls qui avaient fait de sa vie une succession de douleurs et d'humiliations. Derrière elle, Sherydalle esquissait elle aussi un rictus de satisfaction. La démone avait enfin pu se matérialiser sous forme physique grâce à toute la dévotion envers Shornaal qu'avaient exprimés les esclaves révoltés lors de leur rite orgiaque autour de l'obélisque. Elle avait pu capter ces effluves presque palpables et la consistance de l'énergie du Warp était telle désormais qu'elle pouvait évoluer dans ce plan sans trop de difficulté. Du moins pour le moment. Mais Isis'Ashivaa'Sherydaelle, maîtresse des caprices et favorite de Shornaal, avait certaines ambitions qui requéraient des serviteurs mortels, ne serait-ce que pour qu'ils lui vouent leur adoration et pérennisent la stabilité de son emprise matérielle hors du Warp. Et puis Shornaal semblait avoir cette petite mortelle aux cheveux noirs en affection. C'était un signe. Les sinistres projets de la démone allaient pouvoir enfin se concrétiser.


Dernière édition par von Falkenstein le Jeu 7 Aoû - 19:02, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Madara   Jeu 7 Aoû - 18:51

Citation :



Haranguant ses compagnons révoltés, Madara brandit sa hache ensanglantée en direction du campement des esclaves en contrebas. Ayant repris son souffle après son épopée souterraine, elle hurla à ses compagnons :
-Tous au campement ! Allons-y ! Ces chiens vont payer !
Un clameur s'éleva lorsque les esclaves exprimèrent leur enthousiasme. Poussés par leur frénésie, ils s'élancèrent sans que nulle autre invective ne fut nécessaire. Comme leur meneuse, la plupart d'entre eux avaient abandonné leurs vêtements et ne portaient que les vestiges de leur servitude sous la forme de bracelets de fer. Armés de lames qu'ils avaient pu récupérer des cadavres de leurs geôliers, de pioches de mineurs ou de gourdins improvisés à partir d'étais, ils coururent vers les baraquements d'esclaves en contrebas du versant de montagne où la galerie de mine débouchait. Le campement était entouré d'une palissade de pieux, mais ce mur avait davantage été conçu dans le but d'empêcher les évasion plutôt que de fournir à ses occupants d'un moyen de défense. Le chemin de ronde fait d'une levée de terre se trouvait donc à l'extérieur et l'unique porte d'entrée était surveillée par une grossière tour de pierre et de bois. Le village des esclaves abritait ces derniers le peu d'heures qu'ils ne passaient pas à la mine, et les conditions de vie y étaient des plus sordides.
Trois guerriers Kuls en gardaient l'entrée : les habitants du campement étant sensés être au travail, il avait été jugé inutile de laisser plus de gardes que nécessaire pour surveiller ces baraques désertées. Cela arrangeait bien les affaires des révoltés. Les Kuls virent la marée insoumise se ruer vers eux et parurent tout d'abord déconcertés. Deux d'entre eux portaient un bouclier rond, une épée en fer, un casque cornu et une armure de cuir et de mailles sombres. Le troisième, torse nu mais arborant un heaume noir intégral agrémenté de cornes d'auroch, portait une lourde hache qu'ils maniait des deux mains. Ces instants d'hésitation leur firent perdre d'importante secondes. L'un des guerriers porta néanmoins la main au cor pendu à sa ceinture. Tandis qu'il soufflait l'alerte, ses compagnons se regroupèrent sur la défensive, parés à contenir l'assaut.

Le premier mineur qui arriva à hauteur des guerriers, un jeune esclave nu, malingre et souillé, fut accueilli par un puissant revers de hache à deux mains qui lui sectionna le bas-ventre dans une gerbe de sang et de viscères. La pioche qu'il portait voltigea à quelques mètres de là, mais déjà les esclaves suivants affluaient. L'un d'entre eux se jeta sur le guerrier torse nu qui esquiva facilement la lame de son poignard. L'assaillant ne put toutefois éviter le moulinet d'épée du second guerrier, qui lui fendit en deux le visage. Le troisième garde qui s'était reculé pour sonner du cor se jeta à son tour dans la mêlée. Mais le poids du nombre jouait en la défaveur des Kuls. Deux esclaves parvinrent à agripper l'un des guerriers, et avant qu'il n'ait eu le temps de s'en débarrasser, la hache d'un des mineurs lui enfonça l'épaule d'un coup brutal qui disloqua armure et os. Dans un hurlement de douleur, le combattant blessé passa au fil de l'épée de son bras valide les deux impudents avant de succomber à l'hémorragie.
Madara se joignit au combat, et telle une tigresse s'abattit sur le guerrier à la hache à deux mains. Ce dernier eut le réflexe de dévier in extrémis le coup de la furie. Il se rendit alors compte que son adversaire était une femme, et qu'elle ne portait pas plus de vêtements que les autres insurgés. Madara tenta de lui assener un nouveau coup en visant l'abdomen, mais le puissant guerrier lui saisit le poignet. Pensant avoir maîtrisé cette femelle, il partit d'un rire gras et leva de son autre main sa lourde arme afin de l'abattre sur celle qui avait osé le défier. Mettant à profit le temps trop long que le guerrier mettait pour armer son coups, la jeune femme frappa de toutes ses forces la tête casqués du combattant Kul de son bouclier. Le bruit du métal heurtant le métal résonna et le choc enfonça le heaume sur tout le côté droit. Le guerrier, les doigts crispés sur son arme, chancela en arrière, un filet de sang s'échappant de sous son casque et se répandant sur son torse. Surpris et désorienté par le coup, il avait lâché la main de Madara qui attendait une ouverture pour frapper à nouveau. Elle avait d'instinct reculé de quelques pas dès que la prise de son adversaire s'était relâchée. Le Kul, fou de rage, s'avança en beuglant et en levant haut son arme pour l'abattre sur cette maudite femelle, mais celle-ci s'était préparée et profita de cet instant de vulnérabilité pour faire décrire à sa hache un arc de cercle qui trancha net le bas-ventre de son adversaire, juste au dessus de sa ceinture. Ce dernier se courba en deux, laissant tomber son arme sur le sol en tentant de retenir le flot de sang et d'humeurs intestinales qui se déversait sur le sol, avant de s'effondrer dans une mare de sang et de bile mêlées.

Gagnée par l'adrénaline, Madara avait l'impression que ses réflexes et ses sensations étaient décuplés. Elle se sentait vivante et en pleine possession de ses moyens, heureuse d'avoir survécu jusque là. Elle en appréciait même la douloureuse sensation des entailles et des blessures qui marquaient ici ou là son corps harmonieux, celles-ci lui rappelant à quel point vivre était bon mais précaire. Si vie d'esclave lui avait au moins appris une chose : puisque chaque instant pouvait être le dernier en cet univers sans pitié, il fallait profiter au maximum de chaque seconde, qu'elle soit de plaisir ou de souffrance, car chacune de ces sensations signifiait qu'elle était encore de ce monde et capable d'en profiter.
Des yeux elle chercha un autre adversaire, mais se rendit compte que le guerrier au cor gisait non loin, à moitié démembré par les esclaves révoltés, alors que l'autre avait fini par se vider de son sang par la blessure reçue à l'épaule. Tous les gardes étaient morts, mais une dizaine de mineurs insoumis avaient succombé durant la lutte, leur condition physique et leurs aptitudes au combat souffrant cruellement la différence avec ceux des esclavagistes Kuls.
Sherydaelle les observait depuis le sommet d'un piton rocheux à une cinquantaine de mètres de là. Elle n'avait pas même esquissé un mouvement pour leur venir en aide. Le sourire démoniaque et étrange de son visage d'albâtre laissait même supposer qu'elle avait observé la scène avec une certaine satisfaction. Peu importait, le camp des esclaves était désormais en leur possession. A défaut de constituer un point de défense efficace contre les inévitables représailles des guerriers Kuls, le campement où étaient parqués les esclaves ferait une excellente Souricière.
Gror s'approcha de Madara de son pas pesant afin de discuter de la suite des opérations. Puissamment charpenté malgré sa condition d'esclave, le redoutable Kurgan avait su conserver sa masse musculaire même après de longs mois de servitude en rackettant les autres mineurs plus faibles pour obtenir leurs rations. Sont regard gris acier était perçant et ses traits évoquaient une certaine brutalité. Il avait le front épais et la mâchoire carrée, des cheveux noirs hirsutes mais une pilosité faciale peu développée comme souvent chez les peuples de l'Est des désolations. Il affichait constamment une expression crispée et une cicatrice lui barrait la joue droite. Il avait lui aussi abandonné ses vêtements et était totalement nu exceptés les anneaux de fer autour de ses poignets et de ses chevilles. Il était couvert de crasse et de sueur. Sa carrure impressionnante devait approcher les deux mètres, ce qui faisait de lui un colosse parmi les esclaves. Il maniait une épée d'une main et un pic de mineur de l'autre mais personne n'avait osé contester qu'il se fut approprié deux armes alors que d'autres devaient se contenter de gourdins rudimentaires.
-Madara, annonça-t-il de sa voix grave et gutturale, qu'est-ce que tu veux qu'on fasse dans le campement ? Si nous rentrons la dedans nous allons être pris au piège comme des rats !
-C'est aussi ce que je pense, répliqua la jeune femme en regardant Gror droit dans les yeux. J'ai mieux à proposer.
Un jeune esclave blond et fluet, en entendant le début de conversation, se mêla à la discussion et proposa son point de vue. Il tremblait sous le contrecoup des combats, toute cette débauche de violence et d'énergie l'avait vidé de ses forces et sa démarche était presque hésitante. Plusieurs blessures marquaient sa cuisse droite et son avant bras gauche. Les privations dues à sa condition d'esclave l'avaient affaiblis comme beaucoup d'autres de ses compagnons, mais avant sa capture il avait été un fougueux chasseur Norse et un fier combattant. Ses yeux bleus, sa longue crinière blonde emmêlée et sa barbe naissante sur ses traits fins mais durs en faisaient un jeune homme plutôt beau quoique maigrelet.
-Hey, le mieux serait que chacun se tire de son côté avant que les Kuls ne reviennent, hasarda Arulf.
Gror tourna son regard vers lui suite à cette invective en levant une main prête à le gifler.
-Espèce d'imbécile ! Ils auront tôt fait de nous rattraper avec des chevaux !
Madara ne fit pas un geste pour retenir le coup du Kurgan, mais Arulf qui à défaut de force avait su conserver une certaine agilité se baissa du justesse et évita la volée. La jeune guerrière gloussa en voyant l'expression de surprise apparaître sur le visage de Gror lorsque sa main ne rencontra que le vide.
-On n'a pas le temps pour ça, coupa-t-elle. On ne va ni fuir, ni nous réfugier dans le camp d'esclaves mais on va leur tendre une embuscade en leur faisant croire qu'on y est. En espérant que les Kuls viennent nous déloger, on refermera les portes derrière eux et on les attendra depuis le haut des barricades pour leur tomber dessus.
-Ils ne seront pas assez stupides pour se jeter dans le campement vide ! Ajouta Arulf, se méfiant désormais de Gror.
-Qui dit qu'il sera vide ? Continua Madara est esquissant un sourire mauvais. L'Elue se retourna vers la foule d'esclaves et leva les bras en brandissant sa hache et son bouclier pour réclamer le silence, affichant aux yeux de tous sa nudité sauvage et sensuelle. Elle cria pour couvrir de sa voix le tumulte. La plupart des mineurs se turent pour écouter les paroles de leur meneuse.
-Ecoutez ! Nous n'avons pas beaucoup de temps, que les blessés et ceux qui n'ont plus la force de se battre se réfugient dans le campement. Que ceux qui veulent rester avec moi pour continuer la lutte me suivent. Shornaal nous est venu en aide et sa démone sera avec nous pour se battre à nos côtés et protéger le campement !

Une rumeur traversa la foule d'esclaves, se muant rapidement en acclamations. Sans réfléchir, de nombreux esclaves se précipitèrent entre les portes du campement dans l'espoir de s'y réfugier. D'autres restèrent sur place et se contentaient d'attendre la suite des évènements. Sherydaelle qui n'avait rien perdu de la situation agita ses vastes ailes membraneuses et se souleva du sol dans un tourbillon de poussière. Elle franchit presque d'un bond la distance qui la séparait de Madara et sa troupe et se posa gracieusement près de la guerrière. La regardant de haut, elle exprima un sourire carnassier en s'adressant à celle qui avait été choisie par Shornaal. Les autres esclaves s'écartèrent vivement à l'approche de la créature démoniaque, pris de frayeur. Néanmoins, l'étrange aura qui émanait du monstre exerçait sur eux une fascination quasi hypnotique. Certains ne parvenaient même pas à détourner le regard du corps d'albâtre de la démone, observant à s'y perdre les courbes de son anatomie dénudée à la fois révoltante et attirante, les sangles qui l'enserraient et rehaussaient sa poitrine obscène tel un harnais sado-masochiste, les tentacules pourpres qui ornaient sa tête et son visage lisse et sans autre ride que celles calculées que la démone laissait de temps en temps apparaître pour signifier ses humeurs ou souligner ses intonations.
-Je crois que nous allons bien nous entendre, mortelle... annonça Sherydaelle d'une voix semblant venir d'outre-tombe, mêlant des accents suraigus et des notes d'une gravité profonde.
-Puissante démone, lui répondit Madara en essayant de paraître maîtresse d'elle même, je suis ravie que cela te plaise.
Ne sachant qu'ajouter, la jeune femme tentait de conserver son calme et se tut. Sherydaelle prit à nouveau son envol et survola le campement avant de disparaître de l'autre côté. Elle laissait derrière elle une atmosphère glaciale mais lourde, chargée de parfums capiteux et sucrés. Arulf en avait pissé par terre comme en témoignait la flaque de boue jaunâtre dans laquelle il pataugeait. Ne pas porter de vêtements avait ça de pratique qu'on ne mouillait pas ses braies dans ce genre de circonstance. D'autres esclaves avaient même vomi sur le sol. Une femme plutôt âgée s'était écroulée non loin : elle avait succombé à un arrêt cardiaque.
La moitié des esclaves, soit environs une centaine, avait pénétré dans le campement. Les autres attendaient devant la porte et interrogeaient Madara des yeux.
-Où allons-nous nous battre ? Demanda l'un d'eux
-La démone a disparu ! Shornaal nous abandonne ! Cria un autre
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MessageSujet: Re: Madara   Jeu 7 Aoû - 18:52

Citation :
Le vent qui n'avait cessé de souffler depuis l'évasion de la mine s'accentua. Des nuages sombres s'amoncelaient dans le ciel et masquaient la lumière du soleil de fin de journée. Certains des esclaves nus grelottaient et regrettaient leurs vêtements. D'autres s'occupèrent de dépouiller les corps des trois gardes Kuls du campement. A l'horizon apparurent des lueurs écarlates. Les torches des guerriers Kuls qui venaient réprimer la révolte des esclaves. Ils n'avaient pas perdu de temps et soulevaient un nuage de poussière dans leur course.
-Ne restons pas là ! Hurla Madara. Allons derrière la palissade !
-Bougez-vous, chiens ! Vociféra Gror en faisant signe à la centaine de combattants faméliques de contourner le campement.
La troupe se mit en route prestement et quitta les environs immédiats de la porte du camp d'esclaves pour aller se mettre à l'abri. Le mot d'ordre circula qu'il fallait rester cachés le temps que les Kuls arrivent et que Madara donnerait le signal pour leur tomber dessus au moment opportun. L'avant garde des esclavagistes serait bientôt sur eux, d'ici quelques minutes tout au plus. Il ne fallait pas perdre de temps. Les mineurs se tapirent dans l'ombre de l'enceinte du camp, profitant de se bref répit pour reprendre leur souffle et reposer leurs muscles. La nuit n'allait plus tarder à tomber et la température avait chuté. Le vent de plus en plus violent n'arrangeait rien, certains avaient du mal à supporter le froid, surtout dans leur tenue. Le chemin de ronde extérieur fut investi, permettant aux révoltés de mieux surveiller l'intérieure du campement, comme l'auraient fait leurs anciens gardiens.

Les premiers cavaliers de la troupe Kul tirèrent sur les brides de leurs destriers lorsqu'ils furent arrivés à une trentaine de mètres de la porte du camp. Les chevaux se cabrèrent et hennirent après leur cavalcade et les guerriers qui les montaient cherchaient des yeux pourquoi les gardiens avaient sonné l'alerte. Tout paraissait calme. Des lueurs émanaient de certaines cabanes à l'intérieur du camp et de la fumée s'échappait des toits. Certains esclaves avaient allumés des feux pour se réchauffer après leur aventure sans vêtement pour se protéger du vent. Cependant une douzaine de cadavres gisaient épars aux alentours de la porte, témoignant des combats qui venaient de s'y dérouler. L'un des guerriers posa pied à terre et tendit la bride de sa monture à un de ses compagnons. Il s'approcha des corps et se pencha pour tenter de les identifier. Constatant qu'une majorité d'entre eux étaient ceux des esclaves, mais que les gardes du camp étaient également morts, il n'eut pas de peine à comprendre ce qui venait de sa passer. Il revint vers le reste de la troupe, se remit en selle et donna une série d'instruction, auxquelles lui furent répondues de brefs hochements de tête et des paroles d'acquiescement. Cinq cavaliers équipés de haches, d'armures de cuir et de mailles, de casques cornus, de javelots et de boucliers quittèrent la troupe et se dirigèrent vers les mines sur les pentes des premiers contreforts des montagnes d'Uzkulak, non loin d'ici. Trois autres se mirent en route pour contourner le campement par l'Ouest. Les douze autres cavaliers avancèrent au pas et pénétrèrent dans le campement par la grande porte restée ouverte.
A la vue des cavaliers Kuls franchissant impunément l'enceinte, les esclaves qui étaient venus se réfugier dans leurs baraquements commencèrent à paniquer, les plus malins comprenant qu'ils avaient été bernés pour servir d'appâts. Certains coururent se cacher au fond de leurs cabanes, d'autres ne parvenant pas à conserver leur sang froid tentèrent de s'enfuir hors de l'enceinte. Un jeune esclave d'une quinzaine d'année, vêtu d'un couverture, quitta brusquement sa cachette et se précipita vers la sortie du camp après que la troupe Kul y fut entrée. Les cavaliers en queue de file le virent et l'un deux expédia son javelot sur l'adolescent affolé, le transperçant de part en part en le clouant au sol. L'esclave n'eut pas le temps d'émettre un son, et répandant son sang en un mare écarlate, il glissa doucement de la hampe du javelot en s'affaissant sur le sol. Les autres guerriers Kuls apprêtèrent leurs armes et la moitié d'entre eux mit pieds à terre. L'un des esclavagistes approcha de l'entrée du baraquement le plus proche, une construction précaire en bois recouverte de chaume, et donna un grand coup de talon dans la porte qui céda dans un craquement. Un groupe paniqué se trouvait dans la masure. Un vieil homme décharné vêtu de haillons se jeta sur le sol en voyant le guerrier et le supplia de les épargner. Ce par quoi lui fut répondu un violent coup de hache qui disloqua le crâne du vieillard et une partie de son dos, répandant une flaque de sang et de cervelle autour de la dépouille. Les autres habitants de la baraque se mirent à hurler. Une femme à la main bandée tenta de se faufiler derrière le Kul pour s'échapper, mais ce dernier l'intercepta d'un violent coup de pied latéral qui l'envoya valser contre la poutre de soutènement du toit. Elle se tut tout net et glissa sur le sol sans plus bouger, un filet de sang coulant de ses narines. Son échine était brisée. Le guerrier Kul sortit à reculons et ferma la porte derrière lui. Se retournant vers ses compagnons, il annonça que la vermine se trouvait dans les baraquements. Aussitôt un des cavaliers envoya sa torche sur la cabane, transformant presque instantanément son toit de chaume en brasier ardent grâce à l'action du vent .
Voyant ce que leurs anciens maîtres leurs réservaient, plusieurs esclaves quittèrent leurs baraquements armes à la main et se ruèrent à l'assaut. Les Kuls voulurent rebrousser chemin et incendier le campement, mais virent à cet instant les portes de l'enceinte se refermer derrière eux. Le signal fut donné par le hurlement de Madara et les mineurs qui étaient restés à l'extérieur apparurent sur le chemin de ronde qui surplombait l'intérieur du camp. Sherydaelle, qui venait de massacrer sans ménagement les trois éclaireurs ayant tenté le contournement de l'enceinte, décolla dans un battement d'aile et gagna l'intérieur du camp. Arulf qui venait de fermer la porte principale avec l'aide de quelques autres esclaves vint prendre position au sommet du rempart de bois. Gror se jeta depuis le chemin de ronde sur un des cavaliers qui passait à proximité de la palissade en se dirigeant vers la sortie désormais bloquée. Le kurgan fit chuter le cavalier de sa monture en l'entraînant avec lui. Les autres guerriers Kuls, se voyant cernés, tentèrent instinctivement de se regrouper pour combattre plus efficacement. Leur tactique rencontra un certain succès et plusieurs esclaves réfugiés dans le camp furent hachés menus lorsqu'ils tentèrent une attaque contre les féroces combattants.

Sherydaelle fondit sur le petit groupe de guerriers acculés et disloqua leur semblant de formation en leur tombant littéralement dessus. Les jambes griffues de la démone renversèrent le guerrier sur lequel elle s'abattit, lacérant son armure de cuir et entaillant profondément son torse musculeux tandis qu'il hurlait de douleur en tentant vainement de repousser à coups de haches désordonnés la créature démoniaque. Vive comme l'éclair, elle mit fin à ses braillements en lui sectionnant la tête d'un coup net avant de rediriger sa lame scintillante de runes en un geste fluide vers un Kul qui dans un pathétique réflexe interposa son bouclier. La lame ensorcelée disloqua la targe sans peine et percuta le guerrier sans même ralentir sa course, le tranchant en deux de l'épaule à l'aine. Le bras gauche de la démone, terminé par une immense pince chitineuse, saisit un troisième combattant pour le porter en l'air. Le malheureux se débattait en criant d'effroi et de douleur sous la pression, mais Sherydaelle referma d'un coup sec son membre et sectionna en deux le guerrier impuissant, faisant retomber sourdement sur le sol les deux parties de son corps d'où se déversaient des litres de sang et d'entrailles. Madara qui avait suivit avec son groupe de révoltés la démone se joignit au carnage. Elle bondit en terminant sa course pour tenter d'enfoncer sa hache dans la tête d'un des guerriers Kul, mais ce dernier interposa son bouclier et la repoussa violemment. Il arma son épée pour lui porter un coup que la jeune femme évita à son tour en se jetant sur le sur sol et en roulant dans la poussière, écrasant sa poitrine dénudée contre la terre avant de se retrouver sur le dos. Elle envoya alors sa hache en un large arc de cercle qui faucha la jambe du guerrier au niveau du genou. Ce dernier s'effondra en hurlant, l'artère sectionnée de son moignon laissant échapper des jets de sangs au rythme de ses battements cardiaques. Maculée du sang de sa victime, Madara se releva prestement, haletante, et se mit en garde afin d'accueillir un combattant kul sur son cheval. Pensant tirer avantage de sa monture, le cavalier s'élança sans prendre de précaution et se pencha sur sa selle pour balayer d'un coup d'épée l'endroit où se trouvait la tête de la furie. Mais la lame manqua son but, La jeune guerrière s'était baissée pour esquiver et se redressa pour agripper la jambe du cavalier, espérant le désarçonner. Le kul garda néanmoins son assise sur son destrier, cette femelle étant trop légère pour espérer le faire chuter ainsi. Il l'attrapa par les cheveux de sa main gauche alors que la monture trottait toujours en trainant le jeune femme, et leva son épée pour lui trancher la gorge. Armée d'une hache, Madara ne pouvait pas se servir d'estoc de son arme pour la planter dans le flanc du cavalier, et sa position l'empêchait de la manier efficacement pour lui porter un coup de taille. Au lieu de cela, elle attrapa comme elle le put la selle et d'une déhanchement leste fit balancier de son corps pour sauter sur l'encolure du cheval, bloquant du manche de sa hache l'épée qu'apprêtait le cavalier. Ce mouvement n'ayant prit qu'une fraction de seconde, le guerrier n'eut pas le temps de retirer sa lame, laquelle lui fut arrachée des mains et vola au loin. Assise à califourchon sur l'encolure du destrier, faisant face à son adversaire, la jeune femme sentait la crinière du cheval entre ses fesses dénudées. Profitant du désarroi du cavalier désarmé, elle lui enfonça violemment la hampe de sa hache dans son visage, déformant la nasale de son casque et lui cassant le nez. Le kul lâcha un juron de douleur et tenta de se saisir du manche de l'arme pour la retourner contre sa propriétaire, mais au moment où ses doigts se refermaient dessus, Madara se servit de cet appui pour propulser sa jambe gauche par dessus l'épaule droite du guerrier, enserrant son cou dans son entrejambe et pesant de tout son poids sur le cavalier qui cette fois ne put éviter la chute. Ils tombèrent tous les deux du cheval qui continua sa course en s'éloignant, mais le guerrier Kul heurta de plein fouet le sol et amorti la chute de la jeune combattante qui lui tomba dessus. Sonné, le guerrier rendit l'âme lorsque la hache de Madara s'abattit sur lui pour lui sectionner la tête.

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MessageSujet: Re: Madara   Jeu 7 Aoû - 18:54

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Sherydaelle avait poursuivi son carnage et les esclaves s'étaient joints à la partie pour massacrer le reste des guerriers kuls. De nombreux mineurs étaient restés sur le carreau, mais les esclavagistes avaient fini pas céder à la panique en voyant le sort qui leur était réservé. Certains tentèrent de fuir mais aucune pitié ne leur fut accordée. Il ne resta pas un survivant, si l'on excepte le groupe qui était parti vers les mines avant le début de la bataille. Exténuée par le combat, Madara tentait de récupérer ; courbée en avant, les mains sur les genoux, elle haletait. Ses compagnons se regroupaient autour d'elle tandis que la créature démoniaque déployait ses vastes ailes membraneuses. Dans le rougeoiement des flammes nimbant sa peau d'albâtre, Sherydaelle prit son envol sous les yeux des humains exténués par les combats, quittant le campement à la recherche d'éventuelles victimes supplémentaires. Au milieu de ce qui fut leur prison, les mortels se retrouvaient livrés à eux-mêmes, contraints de quitter ces lieux condamnés par le brasier. Les flammes qui embrasaient certaines des masures se répandaient rapidement, poussées par le vent du nord. Il fallait sortir vite de l'enceinte avant que l'incendie ne prenne au piège les révoltés. A peine la jeune meneuse eut-elle repris son souffle qu'elle se hâta vers la sortie. Elle suivait tant bien que mal le reste de la troupe fuyant l'incendie tandis qu'autour d'eux les baraquements s'effondraient un à un dans des craquements sourds. Tous les survivants de la bataille parvinrent à franchir l'enceinte du campement avant que les flammes ne leur barrent définitivement l'accès. Certains avec plus de succès que d'autres : les moins chanceux ne purent éviter quelques brûlures, mais cela ne représentait rien comparé aux terribles souffrances de leur servitude révolue. La caresse des flammes avait au contraire la saveur de la liberté retrouvée et la douleur qu'ils ressentaient témoignait de leur victoire ; la preuve qu'ils avaient survécu. Dans quelques heures, il ne resterait à cet endroit qu'un tas de ruines fumantes et de cendres calcinées.

Une fois regroupés à l'extérieur du brasier, les esclaves se regardèrent les une les autres, comme hébétés ou incrédules. Ils se rendaient compte, passé l'exultation des combats, de ce qu'ils avaient réalisé. Aidés par la puissance d'un démon, ils étaient parvenus à briser le joug de leur servitude et de nouvelles perspectives d'avenir semblaient s'offrir à eux. Du moins, si ils survivaient. Madara ne savait pas quelle suite donner à ces événement alors que de nombreux regards se posaient sur elle, en quête d'une réponse où d'un espoir. La jeune élue aurait souhaité que la démone leur indique la voie à suivre où leur ordonne ce que Shorgaal attendait d'eux. Au lieu de cela la créature avait pris son envol pour disparaître. Rompant le silence que seuls les craquements du bois et le crépitement des flammes à une centaine de mètres de là ponctuaient, Arulf souleva d'une voix inquiète la question qui taraudait nombre des esclaves :
-Je crois qu'il va y avoir un problème... nous n'avons pas de provisions, tout est en train de brûler...
Dans leur folle équipée, personne n'avait pensé à ce détail pourtant considérable : sans nourriture, les esclaves mouraient de faim rapidement. Evidemment, cela n'était valable que si les Kuls ne les exterminaient pas avant. Gror regardait le jeune Arulf d'un œil mauvais, mais fort lui était de reconnaître que le frêle Norse n'avait pas tout à fait tort, le Kurgan ressentant lui-même les premiers affres de la faim. Il serait stupide de crever ainsi après les épreuves qu'ils venaient de traverser, pensa le puissant colosse.
Le soleil se couchait sur l'horizon, et bientôt il ne restaient comme lueurs que celles émises par l'incendie du campement. La température avait chuté considérablement, et les bourrasques de vent ne contribuaient pas à réchauffer l'atmosphère. Le brasier avait au moins cela de bon que tant qu'ils en restaient à proximité, les esclaves ne mourraient pas de froid. Certains avaient récupérés des frusques ou des couvertures pour s'en vêtir avant de fuir l'incendie, mais nombreux n'avaient pas eu cette présence d'esprit ou le temps nécessaire pour s'en procurer. Ils continuaient en désespoir de cause de déambuler dans leur plus simple appareil, grelottant et frissonnant, craignant que pour satisfaire à leur nouveau dieu protecteur, ils n'aient offert leur corps ainsi vulnérable au bon vouloir de Neiglen, le maître des fièvres et de la maladie. Shornaal, par l'intermédiaire de son élue Madara, les avait en effet encouragé à se dévêtir pour se livrer au rituel qui avait conduit à l'invocation de la démone Sherydaelle. Mais passée la frénésie des combats beaucoup se rendaient compte que les vêtement n'avaient pas que pour seule fonction de leur assurer une tenue décente.
-On peut récupérer les chevaux des Kuls, proposa un esclave dans la force de l'age, guère plus musclé que ses compagnons mais arborant une barbe de plusieurs jours et de longues moustaches effilées et tombantes. Dachnak était Ungol, et comme tous les membres de son peuple, cavalier accompli. Madara se tourna vers lui et salua l'initiative d'un ton enjoué.
-Oui, leur viande sera plus que bienvenue. Et pendant qu'on y est, déguerpissons de cet endroit, je suis prête à parier que dès l'aube, les Kuls enverront leurs guerriers pour reprendre la mine et nous corriger.
Tous acquiescèrent. Dachnak et quelques autres esclaves partirent à la recherche des chevaux qui s'étaient égayés dans les environs. Les autres prirent la direction des montagnes d'Uzkulak, mais en évitant le chemin qui menait aux mines car d'évidence les Kuls iraient les inspecter dès leur retour. Sherydaelle n'était pas réapparue depuis la bataille, et nombreux étaient ceux qui se demandaient si elle reviendrait. Peut-être les avait-elle abandonné ? Sans doute s'était-elle servi des esclaves dans le seul but de l'aider à quitter sa prison dans l'obélisque ? Si tant est que l'obélisque constituait pour elle une prison. Madara essayait de calmer les esprits en usant d'un ton volontairement encourageant, tentant de dissimuler avec habileté ses propres inquiétudes en exhalant une apparence d'assurance et de suave sérénité, mais la suspicion gagnait la communauté. Si certains étaient sous le charme, d'autres n'étaient pas dupes. Après tout, Cette femme avait certes été choisie par Shornaal, mais n'importe lequel d'entre eux ne l'aurait-il pas été si il avait touché la colonne de pierre ? De plus, la prétendue « élue » n'avait-elle pas sacrifié une partie des leurs pour servir d'appâts ? Sans doute n'hésiterait-elle pas à prendre à nouveau ce genre de décision. La tension montait et des disputes couvaient, mais tous étaient exténués après les épreuves de ces dernières heures. Aussi, les fuyards laissèrent de côté leurs rancœurs et se mirent en marche dans le froid vers un abris plus sûr dans les montagnes. Certains avaient ramassés des brandons enflammés et ouvraient la marche. D'autres, anxieux, se retournaient sans cesse pour guetter si les esclavagistes ne les poursuivaient pas.
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Karl-Azytzeen

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MessageSujet: Re: Madara   Lun 15 Sep - 19:50

Hello

J'avais complètement oublié de le lire...
et finalement je ne regrette pas d'avoir pris le temps !
(moi aussi j'aimerais bien qu'on me désarçonne à coup d'entrejambe "femelle"...)

En tout ca c'est bien énergique, et bien que classique, on attend la suite de l'histoire !

En tout cas, personnellement, ca m'a donné envie d'écrire le même genre de récits pour quelques uns de mes armées Smile

Bravo thomas !
(bon et encore plus de sesque dans la prochaine hein ?)
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Madara
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