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 Annales du Premier Malarien

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Heru-Ur

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MessageSujet: Annales du Premier Malarien   Mer 26 Mar - 21:02

Le ciel est rose et je ne le reverrais peut-être jamais. Est-ce à cela que se résumera ma vie ? M’être apitoyé sur mon sort en attendant la divine délivrance ?
Tout n’est que poussière. Ça nous le savions déjà. L’endoctrinement impérial vous le rabâche assez. Mais selon les propos des prêtres, nous mourrons tous pour mieux rejoindre le Saint-Empereur. Grand bien lui en fasse, lui qui nous regarde, soi-disant, depuis je-ne-sais-où.
Alors oui, sans doute suis-je fou pour écrire de tels propos dès les premières lignes de cet ouvrage. Mais que serait le monde sans marginaux ? Et je le revendique. Serais-je digne d’être du Premier si je n’étais pas dérangé ? Voyez mon sourire …


Les briefings ne cessaient de nous occuper les journées. Depuis peu, l’effervescence au sein du camp m’en donnait mal au crâne dès que je sortais mon nez des baraques. Mais c’était un fait : le Premier était mobilisé. Pour la première fois depuis bien longtemps …
Tandis que nous jouions au kevrak, une idée avait germée dans notre petit groupe : tenir une sorte de journal qui retracerait notre histoire durant cette campagne. Personne n’était très enjoué à l’idée de devoir écrire les faits d’armes de tout le monde, d’embellir les phrases primaires de milles louanges à l’ Empereur et de tourner cent fois autour du pot pour finalement dire que le sergent est mort abattu par un commissaire parce qu’il se faisait dessus à l’idée de mener la première ligne… Mais c’est lorsque Chef a rouspété que nous nous rendîmes compte de l’importance de cet écrit.


- Pff. Encore un de ces ramassis de chiottes juste bon à un peu plus endoctriner nos jeunes çà … Z’avez pas autre chose à foutre que d’écrire des conneries pour ces foutus bureaucrates qui ne rêvent que de rapporter des faits d’armes comme ça ?
- Justement Chef, était intervenu Doc’, le truc, c’est que ces gars là, ils pourraient raconter ce qu’il se passe réellement sur le champ de bataille.
- Pas de foutaises hein ?
- Nan ! – avait répondu Doc’.
- Pas de fausses batailles ?
- Du tout. – continua Lèche.
- Pas de fuite lâche retranscrite en retraite tactique ?
- Non Chef, rien de tout cela. – trancha Doc’.

Chef avait sourit. Lui aussi était emballé. Mais une question subsistait : qui allait écrire ?

- A tour de rôle moi j’dis !
- Et puis quoi encore La Fouine ? Déjà que Tonton peut même pas lire … - plaisanta Mèche.
- Je ‘ais t’en co’er une moi tu ‘as pas êt’ déçu !
- Du calme, rassura Doc’, je pense aussi qu’il serait mieux qu’une seule personne s’en charge.
- Pourquoi pas Faucon ? – proposa Trois-Pieds.
- J’ai que çà à faire tu crois ? – rétorqua Faucon.
- Bon bah Frousse alors … - lança Mèche.

Le silence qui s’imposa en disait long sur la confiance qui lui était accordé. Frousse baissa la tête et soupira.

- T’inquiètes pas mon gars, un jour tu lui montreras … - rassurai-je avec un clin d’œil.

Lorsque je relevai la tête, tous me regardais avec un sourire sadique. Vous devinerez la suite …


Ainsi j’avais écopé du rôle barbant d’écrire ces annales. Enfin, quand je dis « barbant » … En fin de compte, écrire m’occupe la plupart de mon temps libre, cela m’évite de perdre inutilement mon solde dans des paris stupides et autres jeux où il faut de la chance … A croire que celle-ci m’a quitté il y a bien longtemps …

Etant donné que nous ne sommes que des « troufions », nous ne participons pas beaucoup aux briefings, mais les lieutenants s’empressent de nous les rapporter. D’après ce que nous savons déjà, une révolte aurait éclaté sur Malakaar et déjà, le Second aurait été dépêché. Ils affronteraient des cultistes du chaos. Fait bien étrange quand l’on sait que nous sommes relativement éloignés de la Porte Cadienne. Mais des ordres sont des ordres, et nous avons appris à ne pas les discuter. Le Premier devait être paré à intervenir où que ce soit dans le système malarien en moins de deux jours. Des ordres qui venaient de très haut … Plus, nous n’avions pas le droit de savoir …

Nos journées se résumaient à manger, dormir, courir, tirer et pour moi, écrire. Tant que j’en ai encore le temps, je vais un peu présenter le milieu qui nous entoure.

Le système planétaire malarien est constitué de trois planètes habitées et de deux exo-planètes exploitées. Parmi ces trois planètes, chacune a sa spécialité. Malakaar, capitale administrative, regroupe les hautes instances administratives et judiciaires, ainsi que toute la population civile. Malgré tout, une partie non négligeable de la planète est occupée par l’industrie lourde : création de matériel militaire, pharmaceutique, cryogénisation, etc … C’est là-bas que sont nos familles, car c’est la planète la moins inhospitalière.
Sur Garudaar, ce sont les champs agricoles qui recouvrent la surface. Les mondes impériaux proches sont trop éloignés pour effectuer un ravitaillement efficace et des famines apparues par le passé ont forcé les malariens à se débrouiller. Une planète a donc été destinée à l ‘usage agricole.
La dernière planète est Selunaar. Gigantesque champ de bataille pour les entraînements de l’armée régulière. C’est la plus petite planète mais aussi la plus hostile. La majorité de la planète est en catégorie « glaciaire », mais il y a deux poches sur l’équateur où le climat est « continental ». C’est sur l’un d’eux que sont implantés les camps des régiments malariens. L’armée régulière, qui s’approvisionne en soldats essentiellement sur Malakaar, est scindée en trois régiments. Nous faisons partis du Premier. La deuxième poche est occupée par un Ordre de l’ Inquisition, dont nous ne savons que peu de choses … Ils ne s’entraînent jamais avec nous, nous ne les avons donc jamais aperçus. Mais leur présence dans le système nous a toujours intrigués et encore aucune réponse n’est apparue depuis leur arrivée il y a deux cents ans.

L’armée régulière malarienne est organisée comme tout bon régiment de la Garde Impériale. A savoir une escouade QG et des dizaines d’escouades de combats gravitant autour. Le Premier est relativement bien équipé en armes lourdes, mais souffre de véhicules de transports assez nombreux par rapports aux deux autres régiments. Nous sommes en quelques sortes le régiment de blocus, avec notre puissance de feu conséquente. Une fois les armes lourdes déployées, nous, les piétons, on avance et on finit les survivants. Du moins, c’est comme cela que çà c’est passé lors de notre unique campagne. Je vous en parlerai quand j’aurai une fois un peu plus de temps.

Parlons un peu de mon escouade. Nous sommes dix. Oui, pas un de plus, pas un de moins. Comme toute unité normale de la Garde. Le sergent, c’est Doc’. Il n’est pas médecin mais a des connaissances suffisantes pour sauver la vie de ses gars. Et çà nous plait. Vu que c’est le plus âgé d’entre nous, il en a vu des belles, et c’est chouette d’entendre ses histoires pendant les veillées lors des manœuvres.
Ensuite, y’a Mèche. C’est notre gros dur qui manie le lance-flammes. Toujours en train de plaisanter. Tout le monde l’apprécie, même si Tonton est parfois exaspéré par ses remarques incessantes.
Tonton, c’est le seul noir de l’unité. Il parle bizarrement mais il a toujours de bons conseils qui lui viennent de sa grand-mère. Et quand il revient de permission, c’est toujours le sac plein de bons gâteaux. Sa générosité est reconnue dans toute l’unité !
Faucon, c’est le mec qui a l’œil le plus perçant que j’ai jamais vu ! Alors le sergent le colle toujours devant pour qu’il observe. Vu qu’il ne parle de toute façon pas beaucoup, il reste dans son silence.
Lèche, sans doute mon meilleur camarade ici. On l’a surnommé comme çà parce qu’il se lèche toujours les lèvres quand il se concentre. Il ne le fait pas exprès, ce qui nous fait encore plus rire.
La Fouine, c’est le gars toujours au courant de tout ce qu’il se passe : quand y’a une bagarre, des paris, du rab’ à la cantine … Un chouette type qu’on apprécie à sa juste valeur.
Ensuite, on a Chef, notre cuistot’ rien qu’à nous. Quand on part en manœuvre, il emmène toujours de quoi nous préparer de bons petits trucs dont il a le secret. Comparé aux rations, on a vite fait de choisir.
Trois-Pieds est surnommé ainsi depuis la prise de Kershaza, sur Malakaar, lors de la première campagne du Premier. Il y a perdu une main suite à l’explosion de son transport. Son moignon a la forme d’un pied de bébé. C’est pas très joli, alors on l’avait rassuré comme çà à l’époque.
Pour finir, le petit dernier, c’est Frousse. C’est le cadet. Il a été intégré il y a un an maintenant et il n’a pas franchement fait ses preuves. En fait, en manœuvres, dès qu’il y a des explosions d’obus trop proches, nous passons plus de temps à retrouver sa cachette qu’à ramasser tout notre barda. Peut-être que cela le sauvera un jour … Mais en attendant, certains ne sont pas convaincu de son utilité concrète. Alors moi je le prends sous mon aile lors des entraînements. Il apprend vite, même s’il est froussard. Un jour il nous sauvera tous. Retenez bien çà !
Le dixième c’est moi. Simple fantassin de l’escouade. Je tire plutôt bien au fusil standard, mais je suis carrément mauvais à tous nos jeux. Comme dit plus tôt, je crois que la chance m’a abandonné il y a longtemps …

Ceci étant dit, c’est l’heure de la bouffe. Faut se dépêcher car selon La Fouine, il y aurait des saucisses. Sans doute un coup de l’état-major pour nous faire croire qu’ils veulent nous entretenir avant le départ, imminent maintenant.
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Heru-Ur

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MessageSujet: Re: Annales du Premier Malarien   Jeu 3 Avr - 0:19

Paraîtrait que c’est le jour du départ. Tu parles. Avec les gars, il nous arrive de bien rire quand on voit comment certaines sections du Troisième sont prêtes.

- Cessez de pouffer, ingrats ! Et allez plutôt leur filer un coup de main !

Ouais. Quand il fallait, il gueulait bien le lieutenant. Personne n’avait bronché. Parait que le dernier qui a osé lui répondre y a laissé sa langue. On a vraiment pas envie de savoir si c’était vrai … Alors on est allé aider les camarades. Le lieutenant avait réussi a lancé un « les prochains à partir c’est vous, alors magnez vous le train ». Et vu qu’on n’avait pas envie de moisir ici, dans l’attente interminable d’embarquer dans les barges de transports …

Ils ne sont vraiment pas doués les soldats du Troisième. Y’à pas à dire. J’en ai vu un, pas plus tard que ce matin, qui revenait de quatre kilomètres au trot avec son paquetage règlementaire parce qu’il avait oublié sont fusil sur sa couchette. Son sergent l’avait laissé rejoindre les transports avant de lui le faire remarquer.

Toujours est-il qu’ils ont l’air enfin décidés à partir. Je pense que demain, ils ne seront plus là. Des fois, je me demande quand même comment font les officiers cadiens pour discipliner leurs troupes. Je m’effraie en entendant les chiffres. Nous avons trois régiments. Et il y a déjà pas mal de boulot … La dernière fois que j’ai lu le journal militaire, il parlait du cinq cent neuvième cadien, dits les « marcheurs ». L’Etat-major devrait organiser des stages disciplinaires sur Cadia…


Le camp est drôlement vide avec deux régiments de moins. Plus de bagarre à la sortie des douches. Plus de gosses de riches du Troisième à qui rafler tout leur argent de poche sur les paris. Plus besoin de partir une demi-heure en avance pour être sûr d’avoir encore du pain au réfectoire. Je me demande bien comment ils font sur Cadia …

Ca y est ! On embarque enfin. Nos affaires étaient prêtes. On a embarqué dans les temps. Sauf qu’il manquait Mèche à l’appel. On l’a cherché pendant plusieurs heures. C’est finalement le sergent qui l’a ramené, après lui avoir passé un sacré savon : il était allé récupérer son lance-flammes en révision.


- Tu sais très bien qu’il y’en a des dizaines à l’armurerie qui ne sont attribués à personne ! – râla Trois-Pieds.
- Ben c’est pas l’mien ! – avait rétorqué Mèche.

Faut dire qu’il y tient à son joujou. Il le fignole, le règle sans cesse, mais n’a finalement jamais tué personne avec. Une fois. Il a incendié notre tente lors de nos premières manœuvres. Un sacré bonhomme ce Mèche.



Notre vaisseau de transport est en orbite autour de Malakaar depuis deux semaines. Ils profitent de pouvoir jouer sur la gravité dans les salles d’entraînement pour nous faire courir. La semaine dernière, ils nous ont réveillés au beau milieu de la nuit pour un entraînement en conditions hostiles avec une gravité modifiée. On était quand même content. Les conditions étaient polaires, même si on courrait en faisant deux fois notre poids réel.

Les briefings se font de moins en moins réguliers. Du coup, on ne reçoit plus de nouvelles du lieutenant. Tout ce qu’on sait, c’est qu’on doit attendre. Là. En orbite géo-synchrone autour de Malakaar. Le pire, c’est qu’il fait super chaud dans ces dortoirs. Alors on passe la plupart de notre temps dans les salles d’entraînement en conditions hostiles polaires. Ca nous rappelle un peu la maison … Comment allons-nous faire quand on partira plusieurs mois en campagne ? J’ai lu dans un journal militaire que certains régiments cadiens partaient même plusieurs années en campagne ! Je nous vois mal, avec le régiment, venir nous mettre au frais dans les vaisseaux de transports en plein milieu d’une campagne. Je me demande comment ils font les cadiens …



Après trois semaines d’attente, les nouvelles sont tombées : le Deuxième a été décimé. Plusieurs villes importantes ont été prises sur Malakaar. Le Troisième est déjà sur place. Le Premier arrive pour faire office de rouleau compresseur. C’est notre deuxième campagne.

J’observe le firmament étoilé … Est-ce que tout le monde éprouve la même peur que moi à l’idée de mourir ?




« On nait, on vit, et on meurt. On ne peut revenir en arrière. Pas de deuxième chance pour bien faire ce qu’on a raté la première fois. Pas dans cette vie en tout cas … »

C’est ce qu’avait dit mon oncle lorsque j’avais huit ans. Je m’en souviens très bien. Mon père venait de mourir, tombé au combat pour apporter la divine Lumière de l’Empereur à un monde xénos. Il appartenait au deux cent dixième cadien. C’est tout ce qu’il me restait de lui. Aucun courrier. Aucune photo. Aucun souvenir. Ma mère était tombée dans une profonde dépression de laquelle elle n’est jamais ressortie. A la mort de mon oncle, qui m’avait alors élevé, je me suis engagé pour entretenir ma mère dans son centre spécialisé pour victimes cérébrales sévères.
Aujourd’hui, cette phrase me revient. Pourquoi ? Mon subconscient agit-il pour me prévenir de ma mort prochaine ?
Les barges nous ont débarqué pas loin de la banlieue de Viscera, une importante ville commerciale de Malakaar. Nos ordres n’ont pas encore été divulgués mais les tours de gardes sont en place. Et je prends mon tour dans quelques minutes.
Contre qui allons-nous nous battre ? Quelle est leur motivation ? Quels moyens ont-ils ? Je n’ai pas peur. Non car tant que je n’ai pas vu mon adversaire, je n’ai pas besoin d’en avoir peur. D’ailleurs, avoir peur ne sert à rien, seulement à risquer un peu plus ma vie et celle de mes camarades en hésitant sur ses choix. Je ne leur ferais prendre aucun risque à cause ma peur.
Oui. J’ai bien retenu les enseignements de notre sergent-instructeur.




Nous sommes donc partis par équipe de trois. J’étais avec Faucon et Trois-Pieds. Les premiers kilomètres furent tranquilles. Seuls les bruits de nos pas trahissaient notre présence. Mais personne ne se profilait. Alors que nous quittions les collines pour nous engager dans un quartier bombardé, un éclat de lumière éveilla ma curiosité. Il était lointain. Mais il ne m’avait pas échappé. Je prévins mes compagnons par des signes rapides et ils comprirent. Nous nous espaçâmes lentement, à l’affût du moindre signe étrange. C’est alors qu’une détonation retentit. Je me figeai, observant rapidement autour de moi. Et je le vis. Un missile. Qui s’écrasa contre un mur devant moi. Ce dernier s’écroula. Je ne fus même pas gêné par la poussière. Quels idiots venaient de tirer ? Sans plus attendre, nous nous jetions à couvert. Cherchant un moyen efficace d’observer nos ennemis. J’étais excité. Plus que jamais. Enfin un combat. Et le milieu urbain ne gênait pas.
Faucon se décala du mur qui l’abritait et tenta avec un miroir d’observer dans la direction des tireurs. Il nous fit signe que cinq hommes se trouvaient à six cents mètres. Une aubaine pour lui, tireur précis qu’il était. Il s’installa confortablement au sommet d’un tas de débris. Lorsqu’il ne bougea plus, Trois-Pieds et moi avançâmes pour faire diversion. Quelques tirs vinrent nous accompagner. C’est lorsque l’un deux effleura ma botte droite alors que je la posais sur la carcasse enflammée d’une poubelle qu’une autre hypothèse me parvint : le tir de rocket était un tir de sommation. Ils jouaient avec nous !
J’appelais Trois-Pieds, mais il était trop tard. Trois grenades volèrent en sa direction et explosèrent à hauteur de buste humain. D’excellents tireurs. Un tir de laser passa devant moi et frappa en direction de nos ennemis. Un cri retentit. Un à zéro pour Faucon pensais-je. Je courus vers la dernière position de Trois-Pieds, et c’est un léger sifflement qui m’accueilli. Il était à genoux, son fusil épaulé, et semblait prêt à tirer. D’un léger signe, il me fit comprendre de ressortir. Du regard, je cherchais un abri, et lorsque je le trouvais, je m’élançais. Deux tirs de lasers me rattrapèrent et me dépassèrent quasi-simultanément. Trois à zéro. Je souris. Une détonation. Un sifflement. Puis une lourde déflagration. L’onde de choc me projeta au sol.


- On dégage ! Ils ont un mortier ! – cria Faucon.

Je me releva avec peine, vérifia mes membres et mon paquetage, et courut en direction de Faucon. Trois-Pieds était déjà sorti et m’avait rattrapé lorsqu’une deuxième détonation retentit.

- Courrez ! Courrez !

La déflagration couvrit la fin de sa phrase. Un dernier regard en arrière me permit de voir le bâtiment dans lequel s’abritait Trois-Pieds quelques secondes plus tôt s’écrouler.
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